Référencement intégré : une tendance de fond de l'Internet
Plus les moteurs de recherche s'intègrent au paysage médiatique et plus le
référencement échappe aux référenceurs.
2003 - premiers grands article dans la
presse web avec l’arrivée des liens sponsorisés.En 2004 Carat rachète Takezo, première alliance qui fera des émules chez Business Interactif (Webformance), Nextedia (Adhoc).
Le
monde de la communication n'a cessé de s’intéresser depuis à la recherche et le référencement est sorti de l'ombre.
L'intégration : des agences aux annonceurs
Enfin pas complètement... Le référencement naturel (SEO), s'il est devenu aujourd'hui plus convoité, continue à entretenir sa part de mystère et d'incontrôlable : blacklist, délais d'indexation de plus en plus long pour les nouveaux sites ("Sandbox"), google bombing, trafic de nom de domaines... Autant de phénomènes qui font du référencement un univers trop empirique pour devenir stratégique. D'ailleurs si les agences de communication se sont ruées sur les liens sponsorisés, elles sont restées très prudentes sur le référencement naturel. Et pourtant... Sur certains sites, jusqu’à 70 % du trafic total d’un site peut venir SANS aucun INVESTISSEMENT MEDIA via les liens naturels des moteurs de recherche . Ainsi un site peut générer du trafic qualifié et durable rien que par le fait d’exister. Il suffit seulement d’y penser dés la conception. Des sites ont compris les revenus qu'ils pouvaient tirer de la manne providentielle des recherches de Google et ont construit from scratch des audiences de plusieurs millions de visiteurs uniques par mois : Doctissimo, Au Feminin, Caradisiac sont en effet des sites dont la stratégie de contenu a complètement intégré le référencement. Preuve enfin que le phénomène se généralise à toutes les entreprises : il atteint même les annonceurs pour qui les investissements Web deviennent vitaux. Chez Expedia dans te tourisme, à la FNAIM dans l'immobilier, chez Cadremploi dans le recrutement, il existe des postes dédiés au référencement.
Le référencement : une compétence qui ne suffit plus
Le trafic naturel d'un site étant une condition nécessaire au succès d'une stratégie web, la création doit intégrer les contraintes des moteurs de recherche comme une opportunité de visibilité et de trafic. La charte éditoriale et le design, la gestion de contenu, la technologie employée, le media planning, la stratégie marketing mais aussi l'environnement web d'un site Internet, ont ainsi des impacts concrets sur le trafic des moteurs de recherche. C'est aussi pour cela que le référencement naturel échappe maintenant aux référenceurs et s'intègre peu à peu dans chaque spécialité : référencement et content management, référencement et technologie, référencement et design, référencement et conception-rédaction, référencement et campagne media…. Ainsi le référencement échappe aux référenceurs, il se rationnalise, se mesure et s’éprouve dans le temps. Son pouvoir revient enfin à juste titre aux stratéges entrepreneurs, aux publicitaires patients et aux créatifs pragmatiques.
Comments
Internet évolue toujours aujourd'hui à grands pas, le référencement aussi. Cet exposé sur l'intégration des stratégies de référencement à l'élaboration d'un projet web est aujourd'hui effectivement obligatoire.
Si des sociétés comme Au feminin, Expedia et bien d'autres font aujourd'hui appel aux compétences d'un "référenceur", je pense que c'est surtout pour assurer la liaison entre les différents process de création : La conception structurelle du site, l'étude érgonomique, l'intégration graphique et la gestion du contenu en font tous parti.
A mon sens, un référenceur n'est plus aujourd'hui une personne simplement capable de tisser des liens ou de coder une simple page dans un html valide et optimisé.
Un référenceur doit être capable de conseiller l'équipe internet :
- sur la structure de navigation interne,
- les choix de programmation et les eccueils à éviter,
- le choix des optimisations d'ordre rédactionnel,
- les créations d'outils destiné à créer le buzz,
- l'ergonomie et le graphisme qui vont aider a conserver le visiteur sur le site et à améliorer les taux de transformation ainsi que l'effet de taux de rebond mais aussi plus spécifiquement sur
- les choix techniques tels que la gestion des caches,
- le contrôle des temps pour délivrer une page à l'internaute,
- les capacités serveurs et bien d'autres,
C'est pour cela que je crois qu'il est un peu prématurer d'affirmer que le référencement puisse échapper aux référenceurs et que son pouvoir revient aux entrepreneurs, aux publicitaires ou aux créatifs.
Sont-ils aujourd'hui avertis des incidences de chacuns des choix qu'ils seront amenés à prendre sur la visibilité "indirecte" qu'ils pourraient obtenir sur les moteurs de recherche ?